De GRANDS FORMATS

Articles de fond publiés sur le Digital Society Forum, Culture Mobile, Usbek et Rica, Office et Culture…

Indépendants mais pas seuls

Si les freelances tournent le dos au salariat et au modèle de l’entreprise, ils n’ont pas  pour autant renoncé aux formes d’organisation collective. Mutualisation des moyens, nouvelles formes d’entrepreneuriat, lobbying : les freelances réinventent aujourd’hui une solidarité de corps. « Je voulais avoir en même temps la liberté et l’autonomie dont on jouit quand on travaille pour soi, ainsi que la structure et la communauté dont on bénéficie quand on travaille avec d’autres ». Le développeur californien Brad Neuberg résume ainsi ce qui l’a amené à lancer en 2005 le premier espace de coworking. Et il ne s’y est pas trompé, l’engouement…

La loi, quelle loi ? Comment protéger les travailleurs ?

Comment réguler ceux qui ont fait du contournement de la réglementation leur fonds de commerce ? Les législateurs parviendront-ils à définir un cadre légal qui tienne compte des spécificités du travail sur plateformes sans pour autant ouvrir la voie à une ubérisation généralisée ? Le modus operandi des plateformes collaboratives est à présent bien connu : exploiter une faille juridique afin d’entrer sur un marché régulé sans en subir toutes les contraintes réglementaires et profiter de cet avantage pour devenir rapidement un acteur incontournable. Cependant, les ripostes s’enchainent : New York, Paris, Barcelone et bien d’autres capitales ont ainsi pris…

Les données peuvent-elles faire le « bien » ?

Peut-on appliquer directement les méthodes du big data aux questions sociales et solidaires ? Une analyse des promesses et des dangers de l’utilisation des data sur le terrain de la solidarité, en particulier sous le regard de la mesure de l’impact social des actions. Habitués à faire parler les données dans l’intérêt économique d’une entreprise, les data scientist, ces ingénieurs mathématiciens au cœur de la mécanique algorithmique, sauraient-ils répondre à des besoins forts d’intérêt général ? C’est le pari de Datakind et de son fondateur Jake Porway. Il réunit, en effet, des data scientists bénévoles, lors d’événements ponctuels autour de…

Le numérique est-il compatible avec l’action solidaire ?

Qu’entendons-nous par « numérique » ? S’agit-il d’un outil, d’une technologie, d’un écosystème, d’un monde ou d’un peu tout ça à la fois ? Porte-t-il en tant que tel des valeurs, des façons de faire plus ou moins solidaires ? Peut-on le mettre, sans risque de dérive incontrôlée, au service de l’action sociale ? Nous vivons au contact des outils numériques : ordinateurs, logiciels et applications mobiles, appareils photo, réseaux sociaux, GPS, etc. En arrière plan, s’activent les technologies numériques : protocoles de communication, langages de programmation, algorithmes et intelligence artificielle, etc. Le tout s’inscrit dans un écosystème numérique qui met en relation les…

Et si la ville se réveillait plus solidaire ?

La vieille ville industrielle semble vivre ses dernières années, laissant un héritage écologique et social douloureux. De nouveaux modèles urbains émergent ; sauront-ils créer un nouvel imaginaire de la ville, aidant les générations futures à construire un monde plus solidaire ? Pendant plus d’un siècle, New York a été l’archétype de la ville, qui ne dort jamais et où tout est possible. Même le plus démuni pouvait s’y réveiller un jour « King of the hill » chantait Sinatra. Ce fantasme de la « ville spéculative (1) » cachait cependant un revers de médaille : celui d’une fourmilière d’individus agités,…

De l’intérêt général au bien commun ?

L’entrée d’un nouveau mot dans le langage courant ou sa substitution par un autre révèle parfois de grandes évolutions de société. Que pourrait-on dès lors conclure du glissement sémantique de « général » vers « commun », notamment dans « intérêt général » versus « bien commun » ? Et par ricochet, ce changement de vocabulaire viendrait-il attester d’une nouvelle conception de la solidarité impliquant plus fortement les citoyens ? « L’intérêt général serait le bien du prince, dans le sens où il est de sa responsabilité, et vise les biens publics et les règles générales de la cité. C’est l’exemple classique du service public à la française dont…

Et si on supprimait la Bourse ?

Il y a eu la bulle Internet, puis les produits dérivés toxiques, puis la crise des subprimes, puis la crise alimentaire dans les pays en développement, puis la crise économique mondiale… Alors forcément, le doute s’est installé : le monde ne se porterait-il pas mieux sans la Bourse ? Le plus grand casino du monde…